Si vous n'avez jamais réussi à trouver le bon melon du premier coup, on vous partage quelques conseils pour ne plus jamais vous tromper.
Fini les melons fades, trop verts (ou trop mûrs) qui finissent à la poubelle ! Que vous soyez au marché ou au supermarché, quelques gestes simples suffisent à repérer LE melon parfait, celui qui sera juteux, sucré et parfumé. On a rassemblé les astuces que les producteurs et primeurs utilisent au quotidien pour ne jamais se tromper, ainsi que les erreurs les plus fréquentes à éviter.
Astuce n°1 : le pédoncule, votre meilleur indice
Le premier réflexe des professionnels, c'est de regarder le pédoncule, la petite tige à l'endroit où le melon était attaché au plant. S'il est bien détaché ou craquelé en étoile autour de la tige, c'est bon signe. Le fruit est alors arrivé à maturité naturellement avant d'être cueilli. À l'inverse, un pédoncule encore bien vert et fermement accroché signale souvent une récolte trop précoce et donc un melon qui sera moins sucré.
Ce détail est d'ailleurs celui que les maraîchers regardent en tout premier, avant même de soupeser le fruit. Sur les marchés, certains producteurs vont jusqu'à trier leurs melons selon ce seul critère avant de les exposer. Un melon cueilli trop tôt ne rattrapera jamais totalement son manque de sucre, même si on le laisse mûrir sur le plan de travail, le sucre se développant surtout sur le plant et pas après la récolte.
Astuce n°2 : la craquelure, signature d'un bon melon
Sur un melon charentais, observez le réseau de petites craquelures présentes sur l'écorce, surtout autour du pédoncule. Plus elles sont marquées et nombreuses, plus le fruit a pu mûrir longtemps au soleil. C'est un bon indicateur de la teneur en sucre, bien plus fiable que la couleur de la peau qui peut varier selon la variété du melon.
Beaucoup de gens se fient à tort uniquement à la teinte de l'écorce, plus orangée ou plus pâle, en pensant qu'elle indique le degré de maturité. C'est en réalité une fausse piste : deux melons de la même variété, récoltés le même jour, peuvent avoir des couleurs légèrement différentes selon leur exposition au soleil pendant la culture. La craquelure, quant à elle, ne trompe pas puisqu'elle résulte directement de la croissance de la chair sous l'écorce.

Astuce n°3 : le poids, ne vous fiez pas qu'à la taille
Un bon melon doit paraître lourd par rapport à sa taille. C'est une astuce que les maraîchers répètent sans cesse ! Prenez deux melons de taille identique et soupesez-les, un dans chaque main si possible : celui qui semble le plus dense contient généralement plus d'eau et de sucre (donc plus de jus). Un melon trop léger pour sa taille peut être creux ou manquer de chair.
Ce test est particulièrement efficace en grande surface où les melons sont souvent triés plus par calibre que par poids réel. Deux fruits peuvent se ressembler à l'œil nu et peuvent pourtant afficher une différence de poids surprenante une fois en main (ou sur la balance). Prenez donc l'habitude de comparer systématiquement plusieurs melons avant de faire votre choix, c'est un réflexe simple qui ne prend que quelques secondes.
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Astuce n°4 : l'odeur, le test qui ne trompe jamais
Approchez le melon du côté du pédoncule de votre nez et respirez. Un melon mûr dégage un parfum sucré et prononcé, presque enivrant, dès qu'on l'approche du nez. Si vous ne sentez rien, c'est probablement qu'il n'est pas encore prêt à être dégusté. Si l'odeur est trop forte, presque fermentée, il est sans doute déjà trop mûr.
C'est souvent le test le plus fiable et le plus rapide à réaliser pour sélectionner LE bon melon. Les professionnels conseillent de le faire en dernier, après avoir déjà éliminé les fruits qui ne passent pas les tests du poids et du pédoncule, pour affiner votre choix.
Astuce n°5 : la pression au sommet, le geste des connaisseurs
Appuyez délicatement avec le pouce à l'opposé du pédoncule, sur la partie appelée "la fleur". Si vous sentez une très légère souplesse, c'est le signe que le melon est à point. S'il est totalement dur, il lui faudra alors encore quelques jours de maturation à température ambiante.
Ce geste demande un peu de pratique pour bien sentir la nuance entre "encore ferme" et "à point". N'hésitez pas à comparer plusieurs melons côte à côte pour affiner votre sensibilité. Avec l'habitude, la différence deviendra de plus en plus évidente !
Les erreurs à ne surtout pas commettre
Même avec les bons gestes, certaines habitudes peuvent ruiner un bon melon avant même de le déguster.
Le mettre au frigo trop tôt
Beaucoup de gens rangent leur melon au frigo dès l'achat, pensant bien faire. Mais c'est une grosse erreur ! Le froid stoppe net le processus de maturation et un melon pas encore mûr placé au réfrigérateur restera fade même après plusieurs jours.
Se fier uniquement à la couleur
Comme évoqué plus haut, la teinte de l'écorce n'est pas un gage fiable de maturité parfaite. Si vous vous basez sur ce seul critère, vous risquez de repartir avec un fruit décevant.
Appuyer trop fort pour tester la fermeté
Presser un melon avec force pour "être sûr" est totalement contre-productif. Vous abîmerez la chair à l'endroit du test, ce qui accélérera le pourrissement à cet endroit précis, même si le fruit est encore bon.
Le couper immédiatement après l'achat
Si le melon n'est pas encore parfaitement mûr, le couper trop tôt empêche d'apprécier son plein potentiel. Mieux vaut alors patienter quelques jours à température ambiante plutôt que de se précipiter. Ce serait dommage de gâcher un melon pour rien...
Le conserver coupé trop longtemps
Une fois entamé, un melon perd rapidement en saveur et en texture. Il est préférable de le consommer au maximum dans les deux jours suivant la découpe. On le conserve dans du film plastique, ou une boîte hermétique, au réfrigérateur.
Désormais, vous avez toutes les clés en main pour toujours choisir un melon bien mûr et sucré pour vous régaler cet été !